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rafaële et christian Janvier
"valle grande"
hameau de Ségonzac
12400 Vabres l'Abbaye

05 65 99 14 73
06 10 12 20 47

www.sejouravallegrande.com

infovallegrande@gmail.com

 

 

 

 
















 

 






 

 


 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de Vallegrande

Le "domaine" que nous avons acheté en 2004 correspondait à la partie terres et bâtiments d'exploitation de la plus grande ferme du pays, la ferme Ricard.
Elle comprenait à l'origine :

Une grande maison d'habitation.
Une superbe bergerie en pierre de plus de 250 m 2 au sol avec, au rez de chaussée, les brebis, les chevaux de trait, sans doute quelques vaches, et au premier, le fourrage, avec les engins de l'époque, faucheuses, charrettes, carrioles... Murs épais, pierres de taille, quelque chose qui a été fait pour des agriculteurs riches à une époque où on construisait pour durer.
Un groupe de petites maisons, coté hameau, avec un rez de chaussée en terre battue, qui abritait les cochons, les outils et les réserves et un premier qui devait servir d'habitation pour les ouvriers agricoles car nous y avons trouvé un évier en pierre.
Des bois et des terres cultivables, 35 hectares dont une bonne partie sur les pentes en face de la bergerie.
Lorsque les Ricard sont partis, et on pourrait écrire bien des choses sur les circonstances et les conséquences de cet événement à l'aide des témoins qui habitent encore dans les environs, la propriété est passée de mains en mains, entre d'improbables éleveurs et d'autres personnages mystérieux, hauts en couleurs en tous cas, comme ce légionnaire par exemple qui organisait des courses de vachettes dans la cour...
Amours cachés, divorces, faillites, disparitions nocturnes... plus simplement lassitude et difficultés agricoles ont provoqué la vente de la maison d'un coté et l'abandon progressif de la bergerie de l'autre.

Lorsque nous sommes arrivés, la toiture tenait encore, protégeant les murs, sauf dans la partie centrale où la plus grande ferme s'était effondrée, conséquence de la tempête de 1999. Par contre les petites maisons n'étaient plus que ruines. Après la négociation avec la dernière propriétaire et avec la Safer pour rétrocéder aux agriculteurs la plus grande partie des 35 hectares de terres, nous avons gardé les 3 hectares qui descendent en pente douce vers le ruisseau devant la bergerie...et nous sommes entrés dans les lieux en juillet 2004.
Plus exactement nous avons commencé par nous battre contre la végétation qui avait repris ses droits autour des constructions ainsi qu'à l'intérieur. Difficile de manier la tronçonneuse sereinement ou le girobroyeur quand il faut garder les yeux sur des tuiles suspendues dans le vide, des planchers défoncés qui laissent passer le chargement du premier étage ou des poutres coincées les unes par les autres comme dans un mikado géant.
La phase de déblaiement nous a occupé jusqu'à l'hiver et l'achat d'un splendide tracteur bleu a peut être été le coup de pouce idéal pour affronter cette tache peu valorisante. Qui en annonçait d'autres : poncer des mètres et des mètres de chevrons, déplacer des tonnes de pierres, charger des dizaines de sac de ciment et de chaux, assembler des m2 de parquet...
Avec du recul, il est évident que nous avions sous estimé l'ampleur du projet. Et d'ailleurs il semblerait que les paris allaient bon train dans la commune sur la date où nous jetterions l'éponge. Ce fut peut être aussi notre chance, établir un plan d'ensemble sans organiser et prévoir tous les détails et enchainements laissant chaque tache, chaque chantier arriver en son temps avec ses difficultés et ses victoires.
Peu d'échecs, finalement, mais beaucoup de temps pour les ajustements, les reprises, ah ces foutues fuites incompréhensibles, les modifications ... car il n'est pas toujours possible de faire bien du premier coup.
D'où l'avantage des choix les plus simples : respecter l'existant ( dans une bergerie, les ouvertures sont grandes en bas et minuscules en haut ), s'adapter aux contraintes, faire avec ( les murs en biais... ), au lieu d'imposer une vision extérieure empruntée à une image de magazine ou tirée d'une revue technique.
Reprenons l'histoire :
Au printemps 2005 nous avons commencé la reconstruction de la structure intérieure, murs et charpente intermédiaire permettant d'obtenir les trois niveaux souhaités, en attendant l'arrivée des entreprises de maçonnerie et charpente. Ce fut notre deuxième été à Ségonzac. Les entreprises nous ont laissé une bâtisse couverte et isolée au début du printemps 2006 et nous avons pu aménager un premier appartement sur le pignon ouest.
Premier hiver confortable dans le petit deux pièces qui servira de gite plus tard. Évidemment le qualificatif petit s'entend en comparaison des dimensions du chantier et des espaces qui se trouvent autour de nous.
En 2007, nous avons attaqué l'autre coté pour faire notre propre lieu de vie, un grand studio, au second sous les toits. Étape symbolique : avoir de nouveau un vrai chez soi , avec le confort et la déco qui nous correspond, nos livres, nos objets personnels jusque là dispersés dans des caisses. Pas si simple, car qui dit studio sous les toits, dit aussi escalier, isolation phonique, portes successives, lampes et interrupteur pour l'accès... et aussi planchers intermédiaires car, à un moment on réalise qu'à force de se déplacer sur des madriers posés en travers des solives, quelqu'un va finir par se retrouver à l'étage en dessous.
C'est l'époque aussi des aménagements extérieurs : démolition de l'abominable hangar en tôle de la façade sud, construction du premier auvent, murets de pierres sèches, plantations...cuisine d'été...rosé frais...grillades...
Ne nous égarons pas, les travaux continuent en 2008, car il faut tout de même obéir aux lois du bâtiment : bien joli de faire un gite à droite et un studio à gauche mais ailleurs ce n'est toujours pas complètement hors d'eau, hors d'air !
Encore une porte fenêtre ( la cinquième depuis le début ), fermeture du puits de lumière central, début des nouvelles ouvertures du premier étage puis pose des menuiseries. Finition de la grande pièce ( 72 m2 ) sous les toits au dessus des gites pour entreposer nos souvenirs de voyage.
Enfin, début de l'aménagement du second gite, à coté du premier. Il sera presque fini pour l'été 2009.
Voilà, à la veille de Noël 2009, trois salles de bain et quatre cuisines plus tard, il nous reste les finitions du rez de chaussée pour faire un salon et une salle à manger confortable et les trois chambres du premier. C'est encore beaucoup mais le plus dur est fait, les ouvertures notamment, sachant qu'en bas nous souhaitons garder au maximum l'ambiance d'origine du lieu. Pour les chambres il nous sera toujours possible d'étaler leur mise à disposition au fur et à mesure de la fin des travaux.
Certains trouveront les parti pris _ architecture, matériaux, volumes, couleurs _ insuffisamment rustiques, pas assez campagne : dés le début, nous n'avons pas pu réutiliser la vieille charpente en chêne qui a été remplacée par du Douglas au look moderne par exemple... De la même manière nous avons choisi d'utiliser le fer pour les menuiseries des portes et fenêtres... le puits de lumière central, même si le principe est très ancien ne se rencontre pas dans les fermes traditionnelles et ainsi de suite. De ce fait l'aspect final est plutôt moderne, ce qui fait un contraste assez réussi , à notre gout, avec le cadre qui reste ancien bien sûr.
Nous avons voulu rester assez sobres en évitant les complications : réutilisation des matériaux locaux, des ouvertures étroites au lieu de grandes baies vitrée en alu ouvertes sur la campagne, des enduits chanvres et chaux, des lambris bois tout simple... La préoccupation écologique était présente mais nous n'avons pas fait de choix systématique dans ce domaine : disons qu'un peu de bon sens permet souvent de trouver la solution adéquate pas trop pire sur le plan écologique. Un dispositif simple ( quelle prise de tête les histoires de ventilation ! ) est souvent plus adapté que les solutions modernes qui sont parfois assez couteuses sur le plan énergétique et ne fonctionnent pas toujours correctement ( ah les chauffe eau solaires et les poêles à granulés ! )

En tous cas, cette aventure, même si nous en avions sous estimé l'ampleur était bien en continuité de nos choix de vie préalables : plus de campagne, de grand air et de contact direct avec la nature, plus de sincerité dans les rapports humains et de simplicité au quotidien, une vie de tous les jours bien remplie mais sans précipitation, avec du temps aussi pour lire, écrire, faire le jardin, faire des conserves, découvrir le pays...et encore quelques voyages en Afrique ( Mauritanie, Mali, Burkina Fasso, Libye, Algérie...)

Depuis 5 ou 6 ans, notre vie se partage donc entre notre activité d'accueil d'avril à octobre et un long hiver tranquille.

A l'origine, cela devait nous permettre de voyager  plus longtemps en Afrique. Las... la violence, la guerre et la barbarie, s'ajoutant aux situations économiques et sociales déjà difficiles pour les habitants de ces zones, ravagent maintenant les pays où nous aimions voyager.

En mal d'aventure, de soleil et de rencontres , nous avons cherché d'autres activités et d'autres destinations. Les rivages sud de l'Europe nous ont attirés et la navigation sur un voilier nous a semblé correspondre à notre besoin de liberté et de découverte géographique et humaine. C'est ainsi que, aprés quelques hivers de préparation et d'exploration, notamment en Grèce, notre projet s'est concretisé sur la cote sud du Péloponese...